C'est arrivé près de chez nous

Découverte de notre quartier ... et des alentours plus ou moins proches

23 juin, 2007

Nos ancêtres les ... vikings

Le titre de ce billet est trompeur, car cette visite ne se limite pas aux vikings, mais remonte jusqu'à lâge de fer, et va jsqu'à des habitations du 19éme siècle, réunit ces époques distantes de 23 siècles en un seul endroit.

Il s'agit d'un site archéologique/éducatif de 20 hectares (plus d'informations sur leur page principale)


Après la traversée de l'Öresundsbron et quelques kilomètres en voiture, nous sommes arrivés le jour de leur première ouverture de l'année, avec quelques problèmes d'informatique (évidemment) à la caisse.
Mais ces désagréments modernes sont restés sur le pas de la porte, car une fois le (petit) magasin de souvenirs laissé derrière nous, c'est la nature et l'histoire ancienne qui sont présents partout.

Le site (car ce n'est pas un "parc", pas de files d'attente, de tourniquets ou de manèges ici) est parsemé de poteaux indicateurs, mais pas partout, et on se retrouve vite en train de se demander si on s'est perdus, jusqu'à ce que le sentiers qu'on suit depuis dix minutes nous amène à une reconstruction ou une activité.

Le ton est vite donné, avec des maisons aux toits de chaume, construits comme à l'époque.
Les barrières, l'agriculture sont également pensés de la même façon, et on se prend à s'imaginer vivre dans cet environnement.


Les premières activités sont très ludiques, et destinées aux enfants et écoles; c'est une destination de choix pour les petits danois.
Dans cette première partie, on rejoint les coutumes d'il y a plusieurs siècles, et l'expérience ne se limite pas à un guide racontant son histoire pour la millième fois ...
Non, ici, il faut mettre la main à la pâte !
Ou plutôt ... pour rester conforme aux croyances et habitudes de l'époque, les garçons sont à la forge, et assistent le ferronier en peau de mouton d'époque qui leur explique les gestes, les enjeux et dangers du métier.
Pendant ce temps là, les filles qui sont interdites de séjour dans la forge (leur langue risquerait de ramollir le métal paraît-il) s'occupent du repas.
Et on peut voir des petites filles de six à onze ans manier des couteaux aussi grands que leur bras sous la supervision d'une matrone bienveillante en habits d'époque.
Fruits, boisson au miel et beurre fraîchement battu sont au menu !

Ces activités passées (nous n'avons pas osé nous mêler aux enfants qui prenaient très à coeur leurs tâches), on approche du lac !
Cette étendue d'eau est le rêve pour les plus jeunes: il est possible (après avoir enfilé un gilet de sauvetage) d'agripper un canot construit à partir des troncs d'arbres voisins, et de pagayer gaiement.
Là on n'a pas pu résister, et j'ai pu tester mes talents de barreur les deux fois où nous sommes allés à Lejre.

Pour ceux qui n'auraient pas le pied marin, il est possible juste à côté du lac de s'essayer au maniement de la hache sur de pauvres bûches, et de moudre sa propre farine.
Un ingrédient aussi banal prend une valeur nouvelle quand on commence avec une pierre et une poignée de grain ...
Tourner, écraser, tourner, écraser ... (on se croirait dans Karate Kid !)
Au bout de plusieurs kilojoules, la précieuse poudre blanche fait son apparition.
Oui, c'est de la farine hyper complète !
Un peu d'eau de pluie, et c'est le pétrissage
Pour obtenir le plus ancien des pains !
Notre feu était entretenu par un genril organisateur, car les sylex n'ont pas donné grand chose (à part des ampoules peut-être).
Et comme le feu était modeste, nous avons cuit de petites galettes plates.
Après les exploits de navigation et de hachage fastidieux, je peux vous dire que ... c'est très bon !
Après ces premières émotions, il faut repartir remonter le temps.
En quittant la zone du lac, un des occupants permanents nous salue ....

Et après un dernier regard en arrière, nous suivons un sentier qui se dirige vers une petite butte.

Nous arrivons alors dans une partie reproduisant les bâtiments et usages d'un village moyennageux.
Un mouton dépecé (avec ses abats au sol) nous accueillent en silence ... glups ...
Heureusement, quelques animaux vivants sont aussi de la partie !
L'architecture est rustique, mais toujours pratique, et on peut visiter l'atelier de tissage, de teinture de textiles, un maréchal-ferrand (qui était en pause déjeuner à chacune de nos visites !), et des habitations.

Un grand enclos abrite des sangliers, grosses masses noires vautrées dans une boue épaisse.
Les marcassins sont beaucoup plus vivaces que leurs aînés, et gambadent d'un bout à l'autre de l'enclos.
Ils nous observent d'un oeil rond de l'autre côté de la grille, en nous évitant soigneusement tout de même

Je ne sais pas comment ils font, mais autant les sangliers sont noirs de boue, autant les marcassins ont un pelage immaculé (enfin, naturellement rayé plutôt)
Nous poursuivons notre petit chemin le long de l'enclos, quand tout à coup, les marcassins prennent de la vitesse, nous dépassent et s'engouffrent tous dans un trou du grillage pour s'égayer dans la nature et trottant de toutes leurs forces.
Renseignement pris auprès d'une occupante des lieux, ils s'enfuient tout le temps, et s'amusent dans les bois avant de revenir dans l'enclos.

Ici un retardataire, à côté d'un authentique tracteur viking :)
On a même eu droit à un petit coup d'oeil de loin, avant qu'il ne détale retrouver les copains
La suite de la visite nous fait rencontrer des aurochs (et le grillage de l'enclos était autrement plus solide que celui des marcassins cette fois)
Puis un bélier allongé au soleil, qui nous adressa à peine un regard endormi
Nous avançons, et le temps recule.
Les tumulus apparaîssent, les sépultures paléolithiques fleurissent, et des panneaux informatifs montrent comment l'Homme a modifié la nature autour de lui.







Nous n'avons pas tout vu, mais notre dernière visite est pour la reconstruction du village viking, où diverses expériences archéologiques ont lieu.
Une maison reconstruite selon les méthodes d'époque (pense-t-on) a été brûlée il y a plusieurs années, et les archéologues attendent de voir comment la décomposition des restes peut renseigner sur les vestiges qu'on trouve dans la zone.
Des personnes vivent également pendant l'été dans le village, en autarcie complète, pour essayer de mieux comprendre les modes de vie.




En conclusion, si Lejre ne paie pas de mine en comparaison avec les parcs d'attraction tout en musiques et en manèges, il les surpasse haut la main par l'expérience qu'on en tire, car on arrive à toucher du doigt (littéralement) ce que la vie a pu être.

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4 Comments:

  • At 20:08, Blogger Fleur said…

    juste 1 petit conseil...faites sur que votre compagon dans la pirogue n'essaye pas de vous faire passer a babord....

     
  • At 09:08, Blogger Satka said…

    Héhé ... je suis sûr qu'on a pied en plus !

     
  • At 18:46, Blogger Fleur said…

    attends-j'etais pas la seule a avoir l'air maline dans les embarquations!J'ai preuve sur film et photos!!!haha.....

     
  • At 18:52, Blogger Satka said…

    Argh démasqué !
    Bon il va falloir changer de pays pour ne pas se faire reconnaître ... allez, on va se cacher en France dans deux jours !!!

     

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