Tour-nicoti ... tour-nicota
Voici (enfin) une petite visite à l'un des plus fameux édifices de Malmö, ou en tout cas à celui qu'on voit le plus souvent sur les cartes postales du coin.
"The Turning Torso", ou le "Torse Tournant" est ce genre d'édifice qu'on n'oublie pas de sitôt.
Déjà, de loin, on se dit vite que quelque chose n'est pas habituel ...
La façon qu'a la lumière de se refléter dessus, l'irrégularité du profil ... quelque chose cloche.
S'approcher ne facilite pas la tâche du photographe, car les lignes sont fuyantes, le cadrage est impossible, la lumière incontrôlable.
Le bâtiment semble posséder des propriétés géométriques étrangères à ce monde, et on ne serait pas surpris de voir des gargouilles ricaner depuis ses angles impossibles, alors que l'instant d'avant il n'y avait rien.

En plan rapproché, ça va un peu mieux, mais juste un peu, car on se rend compte alors de la courbure d'une des "facades", mais pas de l'autre côté.

Retenter un plan en contre-plongée une fois au pied de la tour est un exercice périlleux si on n'a pas pris garde de s'appuyer contre un mur, un banc, quelque chose de fixe dans cet univers tout à coup vacillant.
L'armature blanche qui s'accroche à une de ses facades monte telle une colonne vertébrale géante de laquelle des côtes impossibles partent en biais, mais de façon régulière.
Et sur le "côté" lisse, on ne peut que se demander comment sont disposés les appartements à l'intérieur, si on peut y jouer aux billard, ou tout simplement poser un verre sur une table sans le voir glisser et s'écraser à côté de l'assiette, du bol, des couverts qui ont eux aussi glissé, incapables de comprendre ce qui leur arrive.
En tordant l'axe de la photo peut-être ?
Sans aucun point de repère, on ne sait vraiment pas dans quel sens prendre l'objet, qui finit par vous faire tourner la tête, les épaules, et le torse (d'où son nom), à la recherche d'une logique.
La présence tordue devient intoxiquante à force, et après ces délires géométriques, le regard revient forcément au niveau du sol, pour n'être que légèrement indisposé par ces angles saugrenus, dès le premier étage.
J'ajoute une petite vidéo d'un jour de grand vent, où il était difficile de marcher sans se prendre pour un parachute.
On peut y voir que le bassin au pied de la tour est passablement agité ...
Nous laissons cette hallucination technologique derrière nous, et descendons vers la plage.
Ce quartier de Malmö est tout récent, et plusieurs bâtiments sont encore en cours de construction, ce qui donne à l'ensemble un intéressant air de chantier chic


Et quand on fait l'erreur de se retourner, on retombe sur la tour, qui même tronquée ressemble maintenant à une espèce de vaisseau spatial extra-terrestre en train de se poser.
La mer, ses miroirs ... je ne vais pas refaire la chanson, mais vous connaissez la musique.
La période est estivale, et les promeneurs de tous poils déambulent, bronzent, mangent des glaces ou font des grillades.
Etait-ce l'influence de la tour tordue ? Cette photo ne me paraissait pas si penchée sur le moment ...
En longeant la côte, d'autres bâtiments bordent un bor de mer très propre et net

Dernier pont avant le retour à la nature sauvage.
Longeant la plage, le ressac agit comme un baume apaisant après les délires verticaux.
Et de loin, la tour paraît moins étrangère, et bizarrement plus accessible qu'à son pied.

Quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons au "Kallbadhuset", la maison des bains froids.
Cet établissement ouvert toute l'année possède des bains d'eau de mer séparés, où les hommes d'un côté et les femmes de l'autre peuvent nager en tous temps, ou profiter du soleil en été, nus.
On peut également y lézarder à la cafétéria en plongeant son regard dans le soleil couchant.
Bois chaud et clapotis de l'eau miroitante ... très reposant !

Et si vous préférez garder votre maillot, rien ne vous empèche de plonger plus loin.
Pour information, cette photo a été prise dans la même zone mais un autre jour, où il ne faisait pas spécialement chaud.
"The Turning Torso", ou le "Torse Tournant" est ce genre d'édifice qu'on n'oublie pas de sitôt.
Déjà, de loin, on se dit vite que quelque chose n'est pas habituel ...
La façon qu'a la lumière de se refléter dessus, l'irrégularité du profil ... quelque chose cloche.
Le bâtiment semble posséder des propriétés géométriques étrangères à ce monde, et on ne serait pas surpris de voir des gargouilles ricaner depuis ses angles impossibles, alors que l'instant d'avant il n'y avait rien.
En plan rapproché, ça va un peu mieux, mais juste un peu, car on se rend compte alors de la courbure d'une des "facades", mais pas de l'autre côté.
Retenter un plan en contre-plongée une fois au pied de la tour est un exercice périlleux si on n'a pas pris garde de s'appuyer contre un mur, un banc, quelque chose de fixe dans cet univers tout à coup vacillant.
L'armature blanche qui s'accroche à une de ses facades monte telle une colonne vertébrale géante de laquelle des côtes impossibles partent en biais, mais de façon régulière.
Et sur le "côté" lisse, on ne peut que se demander comment sont disposés les appartements à l'intérieur, si on peut y jouer aux billard, ou tout simplement poser un verre sur une table sans le voir glisser et s'écraser à côté de l'assiette, du bol, des couverts qui ont eux aussi glissé, incapables de comprendre ce qui leur arrive.
En tordant l'axe de la photo peut-être ?
Sans aucun point de repère, on ne sait vraiment pas dans quel sens prendre l'objet, qui finit par vous faire tourner la tête, les épaules, et le torse (d'où son nom), à la recherche d'une logique.
La présence tordue devient intoxiquante à force, et après ces délires géométriques, le regard revient forcément au niveau du sol, pour n'être que légèrement indisposé par ces angles saugrenus, dès le premier étage.
J'ajoute une petite vidéo d'un jour de grand vent, où il était difficile de marcher sans se prendre pour un parachute.
On peut y voir que le bassin au pied de la tour est passablement agité ...
Nous laissons cette hallucination technologique derrière nous, et descendons vers la plage.
Ce quartier de Malmö est tout récent, et plusieurs bâtiments sont encore en cours de construction, ce qui donne à l'ensemble un intéressant air de chantier chic
Et quand on fait l'erreur de se retourner, on retombe sur la tour, qui même tronquée ressemble maintenant à une espèce de vaisseau spatial extra-terrestre en train de se poser.
La mer, ses miroirs ... je ne vais pas refaire la chanson, mais vous connaissez la musique.
La période est estivale, et les promeneurs de tous poils déambulent, bronzent, mangent des glaces ou font des grillades.
Etait-ce l'influence de la tour tordue ? Cette photo ne me paraissait pas si penchée sur le moment ...
En longeant la côte, d'autres bâtiments bordent un bor de mer très propre et net
Dernier pont avant le retour à la nature sauvage.
Et de loin, la tour paraît moins étrangère, et bizarrement plus accessible qu'à son pied.
Quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons au "Kallbadhuset", la maison des bains froids.
Cet établissement ouvert toute l'année possède des bains d'eau de mer séparés, où les hommes d'un côté et les femmes de l'autre peuvent nager en tous temps, ou profiter du soleil en été, nus.
On peut également y lézarder à la cafétéria en plongeant son regard dans le soleil couchant.
Et si vous préférez garder votre maillot, rien ne vous empèche de plonger plus loin.
Pour information, cette photo a été prise dans la même zone mais un autre jour, où il ne faisait pas spécialement chaud.

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