C'est arrivé près de chez nous

Découverte de notre quartier ... et des alentours plus ou moins proches

24 septembre, 2007

Envolée atmosphérique

Alors qu'il ne nous reste que trois jours à Malmö, nous avons enfin pu visiter la Turning Torso de l'intérieur ... chance inespérée, nous avons sauté sur l'occasion.

L'entrée est ... ronde, avec des ascenceurs cachés derrière d'énormes panneaux coulissants qui ne choqueraient pas du tout dans un film de James Bond.
Les ascenceurs sont localisés dans l'axe central de l'édifice.
Une fois dans les énormes élévateurs (avec télévision intégrée), une débauche de boutons nous accueillent .... "Eh, mais on va plus loin qu'au 30ème étage !"

Faisant demi-tour, une deuxième débauche de boutons nous saute à la figure, et on appuie timidement sur le bon bouton.

En silence, la cabine prend son essor et nous emmène de plus en plus haut.
Arrivés au trentième, la célérité se modifie, et l'arrêt est là.

32 ... c'est pour nous !Sortis de la cabine, la ligne droite se fait rare ... les murs sont tous incurvés

On s'attendrait presque à ce que les portes le soient aussi , mais non, pour la bonne santé mentale des occupants, les appartements ressemblent presque à des habitations normales.
En fait pas vraiment ... l'intérieur donne un peu l'impression d'habiter dans un "camembert" de Trivial Pursuit (sans la pointe)
La vue ... à quoi vous attendiez-vous en arrivant au 32ème étage ?
Evidemment, l'horizon est majestueux, et on reconnaît nos longues promenades le long du rivage ... (qui semblent ridicules vues d'ici alors que sur le moment on se donnait des airs de marathoniens)

L'ombre de la tour plane sur les constructions en cours qui couvrent ce nouveau quartier, plutôt huppé ...

En repartant, un dernier regard dans le reflet doublement déformé du clou spectaculaire de Malmö, et on peut dire que la journée a été bien remplie (et ce n'est que midi !)

11 septembre, 2007

Le temps de la mer 2

Vous vous souvenez peut-être, de Skanör, avec sa plage sous la pluie (mais si, avec le bâteau de Buffi, et son bungalow, et sa voiture !)
Il y avait une plage nudiste aussi ... ah ça y est ça vous revient !

En ce beau dimanche (pris en sandwich entre un samedi et un lundi bien pluvieux, nous tentons à nouveau notre chance, et partons à trois vers le rivage tant convoité.

Chemin faisant, le ciel reste d'un azur persistant, la nature sourit et l'océan se rapproche en nous montrant des festons d'écume.
En arrivant à destination, nous apercevons des vâches broutant paisiblement autour de plans d'eau ... évidemment (vous avez déjà vu des vaches brouter frénétiquement vous ?)
Un petit groupe des cornues a même trouvé le moyen de s'isoler sur un ilôt ! (pas de photo, désolé)

Le spectacle de l'étendue bleue sous l'étendue bleue est grandiose comme d'habitude, mais pas paisible du tout, pour le coup ...

Les moutons blancs qu'on voyait au loin se transforment vite en béliers têtus, venant s'écraser tête la première sur les rochers tout aussi obstinés !

Même ce malheureux ponton est rongé par l'écume colérique: elle l'enveloppe, le gifle, le frappe ...
Et finit sa course en éclaboussant quiconque essaie de profiter du spectacle (je suis sorti sec de l'aventure: merci le zoom !)

Emus par ce déchaînement de forces, nous continuons notre promenade, prêts à voir surgir des typhons, tornades et autres raz de marée à tout moment.
Mais quelques minutes plus tard, un tout autre paysage surgit comme de nulle part, au détour d'un petit phare.

D'abord, le sable doux et blanc (quelqu'un n'a pas résisté et s'est déchaussée tout de suite) et légèrement chaud invite à la découverte ...

Les dunes, parfaites antithèses des vagues en furie nous caressent la vue, et cachent bien le reste du décor ...

Car c'est une belle plage de sable fin qui s'étend là, calme et accueillante. Le vent facétieux joue avec les cerf-volants au loin.Et dans cette ambiance d'école buissonière, nous avançons.

Les cabanons colorés (et pas du tout alignés) donnent une impression d'irréalité très prononcée, on ne serait pas plus surpris que ça de voir des lutins en sortir !
Au loin, la mer continue son travail d'intimidation, mais vue d'ici, elle paraît bien lointaine et inoffensive.
A tel point qu'une photographe en herbe prend tout le temps nécessaire pour la capturer ...
Enhardis, nous approchons du rivage, pour découvrir que les cerfs-volants ne sont pas ce qu'ils paraîssaient être !
Déjà, ils sont d'une taille plus que respectable, et sont composés de boudins gonflés d'air.
Dans cet état, ils ballotent et donnent franchement l'impression qu'ils vons s'envoler et emporter celui qui les tient avec eux.
Et c'est littéralement ce qui se passe: muni de genre de ski, le glisseur profite de la portance de sa voile pour filer sur l'eau
Et comme si ça ne suffisait pas, il décolle très vite, et fait plusieurs dizaines de mètres avant de retomber plus ou moins gracieusement sur l'eau, pour reprendre son manège ...

Nous n'avons pas essayé ce sport, mais un autre nous a particulièrement tenté: la dégustation de la plus grosse sole meunière que j'aie jamais vu !
L'assiette est grosse, voyez le citron (qui n'était pas nain) en comparaison !
L'animal était savoureux, parsemé de câpres et d'herbes, à la cuisson parfaite.


Nous repartons repus et bien contents de cette dernière sortie maritime.

Au retour, les vaches avaient disparu de leur ilôt (peut-être dévorées par les soles carnivores du coin, ce qui expliquerait leur taille monstrueuse)