C'est arrivé près de chez nous

Découverte de notre quartier ... et des alentours plus ou moins proches

29 janvier, 2007

Jour de neige !

Depuis notre arrivée en Suède, il ne s'est pratiquement pas passé une semaine sans que quelqu'un de France ou d'ailleurs nous demande s'il fait froid, si nous avons eu beaucoup de neige, si nous avons eu beaucoup d'eskimos ...

Et la réponse a toujours été la même: il fait beau depuis octobre, la température refuse de descendre en-dessous de dix degrés en journée (bon, elle a peut-être frisé cinq une fois), et la neige ... il y en a un peu dans le congélateur, si on gratte les parois.
Finalement habitués à ces températures finalement clémentes (et parfois plus chaudes que dans le Sud de la France), nous nous étions fait une raison: pas de neige pour nous cet hiver ...

Et puis, un matin ... plif ! plaf ! plof !
Ce n'est pas vraiment de la pluie n'est-ce pas ?

Au fur et à mesure que l'averse gagnait en force, le ciel prenait des allures grisâtres et tourbillonnantes.
La neige, c'était bien elle, avait finalement décidé de nous recouvrir de son manteau floconneux.




De plus en plus drue, la neige faisait son possible pour effacer les couleurs, et ... elle y est presque arrivée !



J'ai bien dit "presque", car même si on y a cru très fort, le phénomène n'a duré qu'un moment finalement; les arbres et les toits ont fait leur possible pour retenir la poudreuse, mais le beau temps, finalement, a repris ses droits.



28 janvier, 2007

Go North !

Maintenant que les rues de Malmö nous sont presque devenues familières, il est temps de commencer à explorer le territoire Suédois !
Pour débuter cette épopée, ou plutôt cette saga, un petit tour de voiture vers le nord s'impose (on ne peut pas aller bien plus au sud que Malmö de toutes manières).


C'est la semaine de cette fameuse tempête qui a écumé l'Europe.
Un peu dubitatifs, nous prenons tout de même la route, et sortons de la ville en prenant l'autoroute.
Et avec une limitation à 110km/h, il est tout à fait possible de profiter du paysage !

Déjà ou loin, un moulin à vent semble défier le ciel chargé de menaces ...

Comme pour l'avertir, la pluie s'y met, le vent souffle ... Det blåser och regnar i Malmö !


Qu'importe, nous continuons à pousser vers le Septentrion, en dépassant des fermes typiques aux murs rouges.
Le ciel nous accompagne et nous offre quelques éclaircies, le temps d'une photo ou deux.
Mais bien vite, nous nous rendons compte que cette journée ne sera pas passée à gambader dans les champs ... (ouf !)



D'ailleurs, alors que nous en sommes à 100km au nord de Malmö, une substance blanche commence à recouvrir le bord de la route, ainsi que les arbres ... serait-ce LE phénomène tant attendu ?

Notre point de chute s'appelle Halmstad.
C'est une petite ville de 50 000 habitants qui fête ses 700 ans cette année.
En arrivant, nous décidons de nous garer près d'un point bien caractéristique, histoire de retrouver la voiture facilement et de loin.
Cette église semble l'endroit idéal ...

En sortant de la voiture, un autre monticule de neige est bien entassé, comme pour nous dire "Ben vous voyez qu'il neige en Suède !"
Le problème est qu'à part quelques flocons en novembre, nous n'avons pas vu grand chose à Malmö.
Et même ici à Halmstad, aucune chute de flocons, il n'y a que des vestiges fondants.
Le "château" d'Halmstad ... est sur la photo suivante.
Je pense que le terme château n'a pas tout à fait le même sens qu'en France, ou bien il y a eu de fortes rénovations ici ! C'est vrai que d'après la plaque qui orne ce bâtiment, il ne reste pas grand chose des fortifications qui établissaient une sorte de bastide.



Et donc, voici ce château vu de l'autre côté ...

Puis de la cour intérieure.
C'était une petite déception, ne le cachons pas, je m'attendais à quelque chose de plus ... moyennageux.

Mais nous allons bientôt visiter le château de Hamlet, Elseneur (Helsingør en Danois), encore plus proche de Malmö, mais côté Danemark, et je pense que ce sera autre chose ...


La rivière qui coupe la ville en deux s'appelle la "Nissan", et elle charriait ce jour-là des eaux noires et tumultueuses, peu encourageantes !

Un petit clocher gargouilleux avant de partir ?

Dernière photo de Halmstad avant de partir: un espèce de bar/glacier flottant qui grinçait de façon menaçante à notre approche.
Je pense que personne ne se risquera à danser la gigue (ou toute autre danse locale) sur ce rafiot !

Quittons la ville, en redescendant la côte sous un ciel qui a bien envie de finir sa journée ...

Etre si près de la mer sans s'y arrêter ... n'est pas possible.
Nous faisons donc une halte à Laxvik, petite ville dont nous n'avons vu que la plage, mais ça valait le détour.

En approchant du rivage, des bourrasques glaciales nous ébouriffent (malgré nos bonnets).
La photo ne rend pas justice, mais avec le vent et le rugissement de la mer ... il fait froid !

Les buissons et l'herbe sont parcourus d'ondes venteuses furieuses, mais nous continuons à avancer ... l'attrait des éléments déchaînés est irrésistible !


Enfin, nous voyons les vagues, qui ne sont pas si violentes que ça mais si nombreuses qu'elles semblent se presser de façon désordonnée vers nous.
Les nuages font de même, et il y a comme un petit air d'apocalypse dans ce tableau en mouvance constante.
Les fameuses vagues indisciplinées.


Et ... je ne sais pas si c'est le résultat d'un déversement chimique proche, la présence d'une algue particulière, ou un phénomène naturel, mais les vagues en s'écrasant sur la plage forment une sorte d'écume ou plutôt de mousse compacte (pensez à des blancs d'oeuf en neige ferme) qui grelotte comme nous sous les assauts du vent (il y a une vidéo floue sur le site si vous voulez aussi entendre le vent).
Au bout de quelques minutes d'ébahissement devant tant de fureur, nos tremblements prennent le dessus, il est temps de rentrer !
Faisant demi-tour, nous revenons vers la voiture (qui paraît si loin maintenant), et tombons sur des trous dans le sol sablonneux ... des terriers évidemment.

Des terriers, oui ... mais de quoi ?
Quelqu'un veut mettre la main là-dedans pour voir ?

01 janvier, 2007

Östersjön

Östersjön, correspond à la "mer baltique", et plus littéralement la "mer de l'est".

Et cette mer baltique n'est pas très loin de chez nous.
Vous souvenez-vous du Slottsparken, le parc du château ? Il se trouve dans le coin supérieur droit de la vue aérienne ...
Autre point de repère, le Pildammsparken, le parc de la flèche, en bas à droite
Ca y est, vous y êtes ? Pour ceux qui n'auraient pas un bon sens de l'orientation, nous habitons un peu à droite de la photo.



Nous sommes donc partis de chez nous (après l'inévitable brunch), et pris la direction du château, pour longer la côte sous un soleil éclatant.
Signe avant-coureur: une université maritime nous salue de loin, en essayant de cacher une tour blanche plus loin ...


Peu à peu les constructions disparaissent, les arbres et étendues vertes prennent le dessus.
Pour nous aider, un panneau nous pose une petite énigme.
"Hund-rast-plats" semble vouloir dire "l'endroit de repos des chiens". C'est facile le Suédois, d'ailleurs on peut voir un chien s'amuser à courir après un bâton ...

Mais la phrase suivante jette immédiatement un brouillard d'incompréhension.
"Les canards courent en liberté avec les chiens toute l'année"
Notre grammaire défectueuse est à revoir, et notre orthographe n'est pas mieux, car ande peut vouloir dire canard, ou esprit ...
Ce mois-ci nos cours du soir de Suédois commencent ... tout ceci deviendra limpide, promis !

Bref ... cela ne nous refroidit pas, et nous cheminons entre les arbrisseaux, vers cette fine bande bleue sous le ciel.

En nous retournant, nous voyons cette tour blanche de tout à l'heure ... qui semble avoir été vissée par quelque main géante ... mais nous reviendrons sur cet édifice lors d'un prochain billet.


Enfin, la mer fait son apparition, grandiose comme toujours.
La côte ici est verdoyante, et la terre est sans surprise assez sableuse.
Aujourd'hui est un jour venteux, qui donne encore plus de panache aux vagues incessantes.

Autre énigme: ces trois rigoles , témoin du passage immémorial de ... véhicules à trois roues, animaux marchant en file indienne triple, ou alors les fameux esprits du panneau de tout à l'heure ?
Pas démontés, nous empruntons le tri-sentier, ajoutant un peu de mystère pour le prochain promeneur perplexe.

Le Danemark est tout proche, et le pont Oresund relie les deux pays en 7.8 km, en train ou en voiture.

Plissez les yeux et vous pourrez en deviner la silhouette sur cette photo.

Plus près de nous, le sol exhibe cet étrange assemblage de terre, sable, herbe et algues rejetées par la mer.
Les effluves marines (pas toujours du meilleur effet quand des dizaines de mètres d'algues sèchent au soleil), le vent facétieux, le son feutré des pas sur le sable, le soleil dans les yeux ...
Oui vraiment les rivages sont des réservoirs d'inspiration.

Il n'y a pas grand monde ce jour-là, et nous profitons d'autant plus des rayons de la fin de journée sur ce paysage reposant.

Un instant, on se croirait très loin de chez nous, à la découverte d'une contrée inconnue , prêts à toutes les surprises.
... attendez ... c'est justement ce que nous faisons depuis le mois d'octobre !

Un petit demi-tour, pour vérifier que la tour blanche "tordue" est toujours bien vissée au sol.
(remarquez les fameuses algues en train de sécher ... Je vous confirme que même sur place, on n'a pas envie d'y gambader et de se rouler dedans !
Allez cette fois ce sont les derniers rayons de soleil, promis !
La température en profite pour perdre de sa vigueur aussi, et nous en profitons pour boire une boisson chaude sur un ponton d'un bâtiment s'avançant dans la mer, le regard perdu dans la surface miroitante.

Petit aveu: nous n'avons pas testé cette eau du bout de l'orteil.
Qui sait, le Gulf Stream qui passe ici la réchauffe peut-être au-delà de toutes espérances ?
Peut-être ...